Revenu de base à TEDxQuébec

La prochaine grande étape dans l’évolution démocratique de notre société est l’instauration d’un revenu de base. Ce revenu universel et inconditionnel permettra à chaque citoyen de poursuivre ses ambitions et de participer activement dans la vie publique.
-Jonathan Brun

Jonathan Brun, cofondateur de Revenu de base Québec, sera conférencier à TEDxQuébec, le 1er décembre 2015, au Théâtre Périscope. Sa présentation expliquera pourquoi nous devrions instaurer un revenu de base au Québec.

Voici un bref descriptif de la conférence et vous pouvez vous procurez des billets ici!

Revenu de base dans Nouveau Projet

L’équipe de Revenu de base Québec a publié un court texte dans le plus récent numéro du magazine Nouveau Projet, maintenant disponible en kiosque.

Le marché du travail subit une transformation majeure. L’automatisation du travail et la délocalisation des industries réduisent la quantité et la qualité d’emplois disponibles. Avec ces pertes d’emploi, nos revenus et notre pouvoir d’achat diminuent, rendant la création d’emploi encore plus difficile et les emplois plus précaires. Pour sortir de ce cercle vicieux, il faut penser autrement.

Depuis plus de 150 ans, des penseurs, des économistes, des politiciens et des citoyens réclament un revenu de base, aussi appelé allocation universelle ou dividende citoyen. Il s’agit d’un revenu versé inconditionnellement à chaque individu, dont le montant et le financement sont déterminés démocratiquement (…)

Achetez ce formidable magazine pour lire plus à propos du travail en 2015!

Atelier sur le revenu de base à Dégelis

À Dégelis, un atelier concernant le revenu de base sera tenu par le Réseau des assistées sociales et assistés sociaux du Témiscouata (RASST), dans le cadre de la 8ème semaine internationale du revenu de base.

Par ailleurs, une entrevue sur le sujet sera diffusée sur WebTemis.com à partir du 14 septembre, et ce, tout au long de la Semaine.

Quand ? Vendredi, le 18 septembre, de 9 h 00 à 12 h 00.

Où ? RASST, 465 b, avenue Principale, Dégelis (Témiscouata) G5T 1L6.

Entrée libre.

Atelier de fabrication à Rimouski

Pendant la 8ème semaine internationale du revenu de base, Action populaire Rimouski-Neigette tient un atelier de fabrication du filet social symbolique de Rimouski sur le thème Marchons pour le revenu social universel garanti. Ce filet sera transporté lors de la Marche mondiale des femmes, en octobre.

Quand ? Mecredi, le 16 septembre, de 10 h 00 à 12 h 00.

Où ? 180, rue Évêché Ouest, local 96, Rimouski G5L 4H9.

Entrée libre.

Échanges à Québec sur le Film « Un revenu pour la vie »

Des extraits du film Un revenu pour la vie seront au coeur d’une rencontre d’information et d’échanges sur le revenu de base, à l’occasion de la 8ème Semaine internationale du revenu de base.

Ce film fait le tour de façon très vivante de tous les aspects de la réflexion actuelle sur le revenu de base. Il a été produit et réalisé par : http://www.creations-revenusdebase.org

Quand ? Le 17 septembre 2015, de 17 h 00 à 19 h 00.

Où ? Au Théâtre Periscope, 2, rue Crémazie Est, Québec G1R 1Y2.

Événement Facebook : https://www.facebook.com/events/1475638522731970/

Entrée libre.

Rencontre à Montréal | Formule 5@7

Dans le cadre de la 8ème semaine internationale du revenu de base, les initiateurs du mouvement Revenu de base Québec vous proposent de les retrouver pour une rencontre informelle ce 16 septembre 2015.

L’objectif sera de vous présenter l’Initiative, ses membres, ainsi que ses projets et votre rétrospection, mais aussi de vous connaître, de discuter avec vous, autour d’un verre.

TouTEs les enthousiastes du Revenu de base sont les bienvenuEs, quel que soit leur niveau d’information sur le sujet.

La réunion se tiendra en français.

Quand ? Le 16 septembre 2015, de 17 h 30 à 19 h 30.

Où ? À l’espace de collaboratif l’Esplanade dédié à l’innovation sociale, 6750, avenue de l’Esplanade, bureau 102, Montréal H2V 4M1.

Événement Facebook : https://www.facebook.com/events/1469781733324380/

Entrée Libre.

Émission de radio sur CKIA

L’émission Vivre ensemble au 21e siècle de CKIA 88,3 FM (Québec) consacrera toute son émission au revenu de base, à l’occasion de la 8e Semaine internationale du revenu de base. Ce sera la deuxième fois que cette émission aborde ce thème.

L’émission est diffusée de 17h à 18h, en ligne aussi bien que sur les ondes : ckiafm.org

Nous abordons des sujets qui font l’objet de débats de société en essayant de discerner des connexions possibles entre l’individuel et le collectif, le court terme et le long terme (développement durable), le local, le national et le global (international), en dénichant des expériences concrètes, dans une approche de bien-être et prospérité collective.

-Les producteurs

Événement Facebook : https://www.facebook.com/events/865910146798327/

Projection-causerie à Thetford Mines

Dans le cadre de la 8e Semaine internationale du revenu de base, la CDC des Appalaches et l’ACEF Appalaches-Beauce-Etchemins présenteront le film Un revenu pour la vie, suivi d’une causerie.

Quand ? Le 14 septembre 2010, de 17 h 00 à 20 h 30

Où? Au Centre communautaire Marie-Agnes Desrosiers, 130, rue Pie-XI,
Thetford Mines, G6G 7R1.

Événement Facebook : https://www.facebook.com/events/939120359460589/

Entrée libre.

Qu’est-ce que je ferais, moi?

C’est l’une des meilleures questions que l’on puisse se poser, quand on réfléchit au revenu de base: qu’est-ce que je ferais, moi, personnellement, si j’avais un revenu de base. Se permettre de l’imaginer pour soi aide à mieux comprendre l’idée.

Cet exercice, les personnes qui assistaient à l’atelier sur le Revenu social universel garanti (voir article précédent) l’on fait. Pour la plupart, elles étaient soit des travailleuses du milieu communautaire, soit des assistées sociales.

Pour les fins de l’exercice, on imaginait un revenu de base de 1 300 $ par mois. Cela a donné lieu à une discussion très animée.

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Voici quelques exemples anonymes.

Les personnes qui ont un travail continuerait de travailler :

– Je continuerais à travailler : je suis dans le milieu communautaire, je continuerais à faire du bénévolat. Je prendrais peut-être un petit peu plus de temps pour moi, par contre, et je suis certaine que mon travail serait plus efficace, parce que je serais plus reposée.

– Je travaillerais pareil, je ferais du bénévolat comme je fais. Ça me donnerait plus de liberté dans ma tête pour les fins de mois et tout ça.

– Moi, ce que je ferais, je continuerais de travailler dans ce que je fais mais je le ferais certainement plus à temps partiel. Ils pourraient engager une autre salariée; elle serait vraiment contente.

– Moi, je suis assez privilégiée : je travaille quatre jours / semaine pour avoir du temps avec mes enfants. Alors avoir un revenu de base, je couperais une journée de plus et je ferais du bénévolat.

– Moi, je couperais une journée de travail pour aller étudier.

– Moi, je suis à la retraite et j’ai tout ce qu’il me faut. Je prendrais ça et je l’investirais dans un fonds de solidarité où on fait la promotion de l’économie solidaire.

Les assistés sociaux verraient leur situation fortement améliorée :

– Moi, je vis dans un 1 et ½ avec mon garçon, alors j’aurais probablement un appartement plus grand. De la nourriture… Enfin, j’ai 800$ par mois, puis faut que je paye les centres jeunesse pour pouvoir avoir l’allocation de soutien aux enfants provinciale et il m’en redonne une partie. Je pourrais nourrir mon fils, j’aurais de la bouffe tous les mois. Moi, je peux même pas me payer des billets de transport, même pas 10 par mois. Ma vie serait beaucoup mieux, il y aurait bien moins de stress. Puis moi, j’ai un problème de santé mentale, alors je me retrouverais moins souvent à l’hôpital parce que je ne les vois plus les solutions à un moment donné. Ça fait qu’un revenu de base de 1 300 $ à la place de 800 $ ferait une grosse différence.

– La première des choses que je peux vous assurer, je m’alimenterais un peu mieux et j’irais jamais à la banque alimentaire. La deuxième chose que je ferais, je ferais plus de bénévolat, je m’impliquerais plus parce qu’en ce moment je ne peux pas me déplacer autant que je le voudrais. Ensuite, j’aurais un appartement un peu plus propre, avec des meubles un peu plus présentables et je ne serais pas gênée d’inviter du monde chez moi. Puis, je me paierais un petit plus de loisir.

– Moi, personnellement, je pense que oui, je me nourrirais premièrement. Puis, j’aurais été capable de garder ma job; parce que j’aurais pu négocier moins d’heures; et j’aurais pas fait de burnout pendant cinq ans à essayer de garder ma job; parce qu’on peut pas sacrer nos jobs là; parce qu’on est privé au chômage. Si on tombe sur la CSST, chômage-maladie, au bout de quinze semaines on te « pitche » à l’aide sociale.

L’une d’entre elles se voit participer à la vie municipale:

« Si moi on me donnait une place à l’Hôtel de ville pour faire partie des comités de la ville, j’irais tout de suite. Mais pensez-vous qu’avec la discrimination et les préjugés, un pauvre comme moi y a sa place? »

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Le site Basic Income Now a aussi publié quelques réponses à cette question.

Et vous, que feriez-vous?

Donner à tous, même aux riches? Pas question!

Parmi les objections qui sont fréquemment invoquées pour s’opposer au revenu de base, celle qui affirme qu’il est injuste de donner aux personnes qui sont déjà bien nanties revient souvent. Cette objection remet donc en cause l’universalité du revenu de base, c’est-à-dire le fait que tout le monde y ait droit. Ce texte entend présenter quelques arguments pour répondre à cette objection.

Avant tout, il est important de distinguer un versement ex ante d’un transfert ex post. Le revenu de base est ex ante. Il tend à égaliser tout le monde sur la ligne de départ, avant le phénomène économique. Un transfert qui vise exclusivement les moins nantis est ex post. Il tend à égaliser tout le monde sur la ligne d’arrivée. Pour la plupart des partisan/e/s du revenu de base, c’est l’impôt progressif qui fait ce travail ex post et qui va récupérer le trop.

L’alternative « ex post » au revenu de base, c’est l’impôt négatif proposé par Milton Friedman (1980). Ce système fixe un point d’imposition où une personne ne paie et ne reçoit pas d’impôts, tandis que celles qui se trouvent au-delà de ce point doivent en payer et celles qui se retrouvent en-deçà en reçoivent. Par exemple, une personne déclarant 0 $ de revenus à l’impôt recevrait 15 000 $; une autre déclarant 25 000 $ recevrait 3 000 $; une autre déclarant 40 000 $ ne paie pas et ne reçoit pas d’impôts; une autre déclarant 60 000 $ paierait 7 500 $; une autre déclarant 100 000 $ paierait 30 000 $; et ainsi de suite.

La raison pour laquelle plusieurs préfèrent le revenu de base à l’impôt négatif, c’est justement parce qu’il est ex ante. Sous un régime d’impôt négatif, la personne qui a déclaré 0 $ de revenu a dû vivre 12 mois sans un sous. Ce n’est que lors de l’année suivante, après avoir fait sa déclaration d’impôts, qu’elle obtient les 15 000 $ dont elle avait besoin l’année précédente. Et, lorsqu’elle touche son dû, si elle occupe un travail rémunéré, le versement décalé du programme de sécurité du revenu arrive tout simplement trop tard pour jouer son rôle. Un revenu de base fait l’inverse. Il donne à chaque mois une partie du montant et, si la personne devient riche, l’impôt progressif devrait récupérer ce qui est perçu en trop.

Il y a une autre alternative au revenu de base, mais qui n’en est pas vraiment une. Elle consiste à maintenir le régime en place avec des programmes ciblés. Ces programmes exigent beaucoup des prestataires. Ils doivent passer plusieurs heures par semaine à remplir des documents justificatifs pour tout et rien. Ces contrôles sont exigeants et très coûteux, tant sur le plan psychologique pour le prestataire que sur le plan économique pour la société. Le revenu de base permettrait d’éviter plusieurs, sinon l’ensemble de ces difficultés. En plus, il mettrait un terme à la stigmatisation des bénéficiaires qui sont plus souvent qu’autrement perçu/e/s comme des privilégié/e/s de la société, alors qu’il n’en est rien.

Évidemment, ce court texte ne permet pas de couvrir entièrement le sujet, ce pourquoi vous êtes invité/e/s à poursuivre la discussion ici, avec nous, ou sur les réseaux sociaux.