Impliquons-nous!

Le Front des personnes associées sociales du Québec (Fcpasq) mène une campagne qui nous offre la meilleure proposition possible, en ce moment, de faire progresser le revenu de base au Québec: il nous propose de demander que l’on étende le Programme de revenu de base pour les personnes ayant de contraintes sévères à l’emploi à toutes celles qui n’ont pas les moyens de couvrir leurs besoins essentiels.

Ne manquons pas cette occasion!

Comme personne ou organisme, prenez connaissance et signez la Déclaration que nous propose leFront ici.

VRAIMENT À NE PAS MANQUER

CETTE BELLE OCCASION!

Question d’intérêt

Ce balado de Gérald Fillion (RDI économie) consacré au revenu de base est à compter parmi les couvertures médiatiques les plus intéressantes, sérieuses et de qualité que l’on ait eues en ces temps de virus…

Gérald Fillion y reçoit les universitaires Geneviève Tellier (U. Ottawa) et François Blais (U. Laval), ce dernier ex-ministre. On peut ne pas être d’accord avec leurs prises de position, mais grâce aux questions très justes de Fillion, ils décrivent posément l’état de la question, et son futur probable.

Bonne écoute!

Trois libertés

À lire, cet excellent article de Guy Standing, grand spécialiste du revenu de base, sur trois libertés: libertaire, libérale et républicaine.

Extrait de l’article (sur la liberté républicaine):

«Il s’agit de la liberté de ne pas subir la domination irresponsable de personnes en position d’autorité ou d’influence. Ce n’est pas une liberté si je ne peux faire quelque chose que tant que j’ai la permission ou le consentement implicite de quelqu’un, que ce soit un conjoint, un bureaucrate, un ancien de la communauté ou autre. Ce n’est pas de la liberté si une femme doit demander à son mari si elle peut faire quelque chose, et ce n’est pas plus le cas si c’est un homme bienveillant qui n’intervient que rarement, voire jamais. Le fait qu’il puisse intervenir, s’il le souhaite, est ce qui limite la liberté républicaine. C’est ce que le revenu de base aspire à fournir en étant individuel, inconditionnel et inaliénable. Avoir la garantie d’une sécurité de base, c’est, pour reprendre une phrase célèbre, passer le test du globe oculaire : la capacité de regarder les autres comme des égaux.»

Revenu minimum et revenu de base

Ce n’est pas la même chose!
Pour s’y retrouver, ces définitions tirées de Wikipedia:

«Le revenu minimum est un niveau minimal de revenu que les États décident de garantir à tous leurs citoyens. Les étrangers en situation irrégulière ne sont pas concernés (…). Des critères d’âge sont utilisés ((…); sous cet âge il est considéré que les parents doivent subvenir au besoin des individus). Par ailleurs, ce revenu est modulé en fonction du type de ménage (nombre d’enfants). D’autres aides peuvent être simultanément accordés aux citoyens les plus pauvres (…).

«Le revenu de base (ou allocation universelle) est un cas spécifique de revenu minimum. La seule condition pour obtenir le revenu de base est en général la citoyenneté ou la résidence dans le pays concerné. Par conséquent, le revenu de base est universel et inconditionnel, et n’est pas soumis à un contrôle préalable des ressources. La logique du revenu de base vise à simplifier davantage le système de protection sociale tout en supprimant totalement les trappes à pauvreté, ainsi qu’à diminuer l’effet de stigmatisation qui accompagne souvent le fait de devoir demander à obtenir le revenu minimum.»