La Semaine internationale du revenu de base, au Québec

Du 16 au 22 septembre, ce sera la 12ème Semaine internationale du revenu de base.

Comme nous le faisons depuis 2014, les membres et les collaborateurs de Revenu de base Québec soulignent cette Semaine par diverses activités.

Cette année, nous aurons des événements de Montréal à Gaspé en passant par Québec et Rimouski.

Neuf événements au total. Choisissez le vôtre

Lundi, 16 septembre, autour de 8h40
à la radio CKIA FM
en direct sur Facebook et YouTube

C’est à l’émission de Marjorie Champagne, Québec, réveille!, au poste CKIA FM de la Ville de Québec, que débutera la portion québécoise de la 12e Semaine internationale du revenu de base (Basic Income Week).

Diffusée en direct sur FaceBook et YouTube, l’émission est aussi disponible en balado-diffusion. Elle est un bon exemple de la vocation de cette «radio communautaire urbaine et citoyenne qui favorise l’émergence d’une société inclusive, solidaire et progressiste». Difficile de trouver mieux pour parler de revenu de base et de la programmation québécoise de sa Semaine internationale.

Mardi, 17 septembre, 17h
Bureau de Montréal de RBQ
5445, ave de Gaspé, bureau 602

Il y un projet d’expérimentation du revenu de base qui est en train de se développer dans l’Est du Québec. C’est un regroupement de gens travaillant en santé et dans la lutte contre la pauvreté qui l’élaborent sous le nom Alliance Revenu de Base Régions Est et le bel acronyme ARBRE.

L’un des promoteurs du projet, le docteur Yv Bonnier Viger, en fera la présentation. Il est directeur de la Santé publique Gaspésie-Les-Îles-de-la Madeleine; il représente le volet santé de l’Alliance. Les autres membres sont réunis autour du Rassemblement des assistées sociales et assistés sociaux du Témiscouata (RASST).

Horaire de la rencontre:
17h
Accueil, échanges informelles
17h30
Présentation du projet de l’Alliance Revenu de Base Régions Est
18h
Échanges sur ce sujet
18h30
Bières et repas, sur place ou dans un restaurant voisin, selon l’humeur de participants

Mercredi, 18 septembre, de 11h45 à 13h
à l’Université Laval, dîner-conférence
local 2419, Pavillon Charles-De-Koninck

Preuve de l’intérêt grandissant du revenu de base au Québec, comme partout au monde, deux jeunes personnes d’ici en ont fait le sujet de leur maîtrise.

Elles viendront nous les présenter dans le cadre des conférences organisées par le Centre d’analyse des politiques publiques (CAPP) et les Rendez-vous de science politique de l’Université Laval.

Ambre Fourrier a vu son mémoire publié chez Éditions Écosociété sous le titre «Le revenu de base en question». Elle y fait un tour d’horizon très éclairant des différentes propositions qui ont cours en ce moment et montre comment elles se complètent ou s’opposent. De plus, elle prend une position personnelle sur le sujet, dans la perspective de l’idée de la décroissance.

Alexandre Malenfant a fait sa maîtrise à l’Université de Tampere, en Finlande, un haut-lieu mondial de réflexion sur le revenu de base. Il a comparé les attitudes de syndicats finlandais et canadiens sur le sujet. À mesure que le débat prendra de l’envergure, il faut s’attendre que les syndicats aient leur mot à dire et que celui-ci pèse assez lourd. La recherche d’Alexandre Malenfant nous y prépare.

C’est le directeur du CAPP, Steve Jacob, qui présentera les conférenciers. Un membre de Revenu de base Québec agira comme modérateur.

Mercredi, 18 septembre, 17h à 19h
Librairie Saint-Jean-Baptiste
565, rue Saint-Jean, Québec

Faisant contre-point avec le dîner-conférence à l’université, le midi, cette fois dans le cadre décontracté de la chaleureuse Librairie Saint-Jean-Baptiste, Ambre Fourrier et Alexandre Malenfant viendront présenter le résultat de leurs recherches sur le revenu de base.

Cela pourra donner lieu à des échanges riches, à la fois, de l’expertise tirée de leurs études toutes récentes et des questionnements des personnes qui y participeront.

Jeudi, 19 septembre, 17h
Cégep de Gaspé
96, rue Jacques-Cartier, Gaspé

Le revenu de base est-il un outil efficace pour développer notre région?

Le directeur de la Santé publique Gaspésie-Les-Ïles-de-la-Madeleine, Yv Bonnier Viger, pose la question. La recherche qu’il poursuit sur le sujet, avec des collègues du Bas-Saint-Laurent, des citoyennes et des citoyens et d’autres acteurs sociaux permet d’établir sur des fondements solides la réponse à y donner.

Ses concitoyens sont invités à venir y réfléchir avec lui.

Vendredi, 20 septembre, entre 10 et 11h,
à CKIA FM

Le Groupe de simplicité volontaire de la Ville de Québec a une émission au poste CKIA FM: En toute simplicité. Ses animateurs, Jacques Delorme et Jacques Sénéchal recevront un membre de Revenu de base Québec à l’occasion de la Semaine internationale.

Il y a beaucoup de connexions entre les deux sujets: il y a fort parier, par exemple, que les tenants de la simplicité volontaire sauraient très bien utiliser un revenu de base… Bonne conversation en perspective!

Vendredi, 20 septembre de 13h30 à 16h
au Cinéma Paraloeil
274, rue Michaud, Rimouski

Jour de paye, de Christian Tod, le tout dernier film important sur le revenu de base sera présenté à Rimouski, dans sa version sous-titrée en français, en première nord-américaine.

C’est une initiative du cinéma PARALOEIL et du Regroupement Contre l’Appauvrissement Rimouski-Neigette pour la 12e Semaine internationale du revenu de base. Elle s’inscrit aussi dans la réflexion bien entamée sur le sujet dans le Bas-Saint-Laurent avec le projet ARBRE (Alliance Revenu de Base Régions Est).

Une excellente occasion de placer ce beau grand projet dans le mouvement mondial pour le revenu de base!

Horaire:
13h30 – Mot d’introduction / présentation des prochains films
13h45 – début du film
14h20 – fin du film
14h25 début de la discussion
16h fin de la discussion

Vendredi, 20 septembre, à 19h
à la Brasserie Benelux
245, Sherbrooke Ouest, Montréal

5 à 7 BIÈRES ET REVENU DE BASE
Venez rencontrer des militants du revenu de base et discuter des prochaines étapes pour le mouvement au Québec.

Dimanche, 22 septembre, à partir de 14h
Librairie Saint-Jean-Baptiste
565, rue Saint-Jean, Québec

Luc Gosselin, membre de Revenu de base Québec et de l’Alliance Revenu de Base des Régions Est (ARBRE) présentera l’ambitieux projet de l’Alliance d’expérimenter une «assurance revenu de base» pour un vaste territoire et sur une période de 20 ans.

La rencontre aura comme ressource pour les échanges une excellente présentation du projet préparée par le docteur Yv Bonnier Viger qui est le directeur de la Santé publique pour la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine et l’un des fondateurs d’ARBRE.

Les autres personnes fondatrices de l’Alliance sont membres ou proches du Regroupement des assistées sociales et assistés sociaux du Témiscouata (RASST). Ce Regroupement s’intéresse au revenu de base depuis de nombreuses années.

Approchant le sujet sous les angles de la santé et de la lutte contre la pauvreté, les membres de l’Alliance en ont acquis une expertise complémentaire incomparable. Le sérieux de leur ambitieux projet est indubitable.

À connaître!

Et c’est une excellente conclusion à la programmation québécoise de la 12ème Semaine internationale du revenu de base.

Poste: Bénévole en chef

Aidez-nous à promouvoir le revenu de base au Québec! Nous recherchons un(e) bénévole qui va nous aider à bâtir le mouvement au Québec. Vous serez accompagné(e) par une équipe avec des compétences en gestion, communication et en financement. Si vous croyez qu’un revenu de base peut changer la structure de la société québécoise, joignez-vous à nous!

Revenu de base Québec est un organisme sans but lucratif avec but de promouvoir le revenu de base (et les autres concepts semblable – dividende de citoyen, revenu minimum garanti, revenu garanti, allocation universelle) au Québec.

Revenu de base Québec recherche une personne pour réaliser la mission de l’organisme et en assurer la direction générale. Les principales tâches seront de coordonner, de participer et d’assurer le suivi de plusieurs dossiers stratégiques, comme par exemple :

  • Créer votre propre revenu de base en augmentant les cotisations des membres de l’organisme;
  • Planifier, organiser, coordonner et superviser les projets et activités courantes de l’organisme;
  • Contribuer au plan de développement stratégique;
  • Établir des ententes avec des organismes;
  • Procéder à la reddition de compte avec les différentes parties prenantes (gouvernements, municipalité, partenaires, conseil d’administration);
  • Répertorier les opportunités de financement externe et rédiger des demandes de financement (projets, fonctionnement) afin d’accroître l’autonomie financière de l’organisme;
  • Mobiliser les militant(e)s du revenu de base et les autres actrices et acteurs dans le milieu.

Qualifications essentielles

  • Excellent français à l’oral et à l’écrit;
  • Diplôme universitaire de 1er cycle avec spécialisation en science politique, économie et domaines connexes en gestion de projet ou dans tout autre domaine lié au poste;
  • Connaissance du fonctionnement d’un OBNL;

Expérience souhaitée

  • Plus de 2 ans d’expérience dans un poste de gestion touchant la responsabilité des ressources humaines, financières et matérielles, préférablement dans le domaine du service communautaire, dans un monde associatif ou philanthropique;
  • Expérience dans la gestion de projet, de la planification à la réalisation;
  • Expérience en communication : site web, rédaction de communiqués de presse, etc.

Capacités

  • Capacité à développer des projets communautaires;
  • Capacité à répondre à des demandes et à rencontrer des échéanciers serrés;
  • Capacité à assurer le respect de politiques et de normes en vigueur;
  • Capacité à communiquer efficacement oralement et par écrit.

Qualités personnelles

  • Rigueur et approche structurée dans la réalisation des livrables et dans les suivis;
  • Autonomie, initiative, leadership et esprit d’équipe;
  • Esprit d’innovation et de synthèse, bon jugement, capacité d’analyse et de décision;
  • Sens politique et habileté en communication;
  • Fait preuve de flexibilité et de capacité à travailler sous pression.

Autres informations

  • Transmettre une copie électronique de votre CV;
  • Fournir une lettre de motivation
    qui démontre que vous répondez aux critères de présélection;
  • info@revenudebase.quebec avec le sujet: Bénévole en chef

Pourquoi redéfinir le travail

Quelle différence y a-t-il entre la gardienne d’enfant et la mère-au-foyer; entre la personne rémunérée qui prend soin de parents vieillissants et la personne qui prend elle-même soin de ses parents vieillissants; entre le jardinier qui s’occupe du terrain d’une autre personne et la personne qui cultive elle-même son jardin; entre la personne qui collecte, observe, enregistre et catalogue le chant des oiseaux et l’ornithologue qui fait de même; entre la personne qui produit du contenu divertissant pour ceux et celles qui la suivent sur les réseaux sociaux, si elle est chanceuse, en faisant un peu d’argent avec du placement de produits et la personne qui produit de la publicité pour vendre des petits gadgets techno?

À cette question, la co-directrice du Lake Erie Institute, Nurete Brenner, écrit que la réponse, trop simpliste, est évidement : l’argent, parce que nous vivons dans un système économique que nous avons créé de manière à ce que toute activité reconnue comme du « travail » se limite strictement à ce qui génère du profit pour une entreprise. Les autres activités, à savoir celles qui ne sont pas rémunérées, ne sont pas du travail. Elles sont considérées comme de purs loisirs, bien qu’elles puissent être en toutes choses identiques au « travail ». Comment notre relation avec le « travail » est-elle devenue aussi tordue, s’interroge-t-elle? Que se passerait-il si nous changions cette relation avec le travail? Quels seraient les impacts d’un tel changement sur les autres aspects de la société?

Dans la modernité, le fait que tout « travail » serait bon en lui-même s’est érigé en principe moral bien ancré, ce qui en rebute plusieurs à l’idée d’offrir un revenu de base. Ils craignent que le revenu de base encourage les paresseux à passer leur journée bien assis sur leur sofa à écouter la télé. Rien n’est certain, mais Nurete Brenner suggère qu’il y aurait pourtant beaucoup à gagner, notamment en termes d’environnement et de santé publique. L’idée de verser un revenu de base universel a le potentiel de changer notre définition du travail, accordant à toutes et à tous une certaine valeur de facto, sans avoir besoin de montrer quelconque mérite, restaurant ainsi la dignité des personnes dont les activités ne sont pas rémunérées, comme les mères, les proches-aidant.e.s, les artistes, les passionné.e.s de la nature, etc.

Ceci est un résumé du texte intégral de Nurete Brenner, « Why Work Doesn’t Work », publié sur sa page Linkedin, le 2 mai 2019. URL : https://www.linkedin.com/pulse/why-work-doesnt-nurete-brenner/ (page consultée le 2 mai 2019).

Summary Asian Women for Equality October 17th Event on Basic Income

On October 17th, McGill’s Asian Women for Equality hosted the 2nd Public Conversation about Guaranteed Livable Income and Sustainability in Montreal. The even was a panel discussion on the role of Guaranteed Income in shaping a sustainable future. The panel featured Rob Rainer of Basic Income Canada Network and Cathy Orlando, the founder of the first chapter of Citizens Climate Lobby in Canada. Community respondents from Climate Justice Montreal, the Sustainability Research Symposium, and Action Réfugiés Montréal were also present to ask questions and guide discussion for the dozens of interested citizens who came to learn more about Guaranteed Income and sustainability.

Sarah Mah, the chief organizer of the event and spokesperson for Asian Women for Equality, kicked the event off by reminding the audience of the relevance of this topic. Speaking less than two weeks after the UN Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) released their landmark report, Mah commented on the urgency we face to find viable options to curtail climate change, lest we face ecological catastrophe. As she explained, poorer countries are facing growing climate issues and do not have the resources to properly deal with it. Similarly, the link between poverty, identity, and climate has become evident: poor women are more severely impacted by climate change than any other group, with 75% more women than men dying in environmental issues on average.

Fortunately, not all hope is lost – a point Rob Rainer, the first panel speaker, emphasized in his presentation. He hammered home that if we want real change, it requires more than a few fleeting commitments; it requires a paradigm shift. That is, we need a change that dramatically affects our social, economic, and ecologic relationship with the world around us. That change is a Guaranteed Income for all. Rainer went on to show that despite Guaranteed Income representing a total shift in the way we function, it is more feasible today than ever before. Citing our Canada Child Benefit plan and our national pension, Rainer effectively argued that we already have a Guaranteed Income for children and older adults – so why not the rest? As he put it, “never believe we can’t afford a basic income […] especially in a big rich country like this”. With this basic income, people would have more resources and time to make greener choices and engage in their community. Some examples of ways a Basic Income might empower citizens is by promoting urban farming, participation in local food economies, wildlife monitoring, plastic cleaning, and citizen engagement in broader environmental policy. All of these things are necessary if we want to improve our planet’s condition. The challenge however, as Rainer says, is that “it’s difficult to do [any of this] when you’re struggling”. A Guaranteed Income would alleviate this struggle and give people greater opportunity to engage with their community and environment.

The second panel speaker, Cathy Orlando, echoed many of Rainer’s points, but importantly showed that the effect of Guaranteed Income on the environment can go further than just promoting individual action. That is, Guaranteed Income could be (in part) funded by a carbon fee and dividend policy. In this way, Guaranteed Income would not only bolster environmental action after people receive the money, as Rainer explained, but could be funded in a way that incentivises people to reduce their carbon footprint from the get-go. But what is a carbon fee and dividend policy? As Orlando explained, a carbon fee and dividend policy “puts an incrementally increasing fee on carbon pollution and gives all the money back to people in a cheque, regardless of income, regardless of carbon footprint”. Put in this way, Orlando outlines four advantageous feature to the policy, beyond the obvious reduction in emissions. First, it helps families by putting money directly in their pocket. Second, it is non-partisan, representing a net advantage to people on both sides of the political spectrum. Third, it supports innovative market solutions to problems, by incentivising businesses to produce products that reduce consumer emissions, thus saving them money, and making the business more competitive and profitable in the long-run. Last, it has the capacity to “ramp-up” in a predictable and incremental way, making it healthy for a growing economy and fluctuating market. Through her work as the International and Canadian Outreach Manager for the Citizens Climate Lobby, Orlando has worked with hundreds of citizens to push for a version of this bill in parliament that will charge $150/ton of carbon by 2030. While she seemed very optimistic that the bill would pass, she urged listeners to get involved. “These things take time, but we don’t have time in this climate crisis […] We have to make sure we don’t lose this”.

After the panel speeches, community respondents and members of the audience had the opportunity to pose questions to the panellists. In response to Vincent Duhamel’s of Climate Justice Montreal question on the exact calculations and criteria for a Basic Income, Orlando highlighted that these policy changes can take a long time to be decided. The best we can do as citizens, she argued, is to contact our representatives and make our demands heard in hopes of shaping the direction the policy will take. Many of the other questions followed suit, digging into the specifics of a Guaranteed Income and its effects on different groups of people. In response to our question on how a Basic Income would help curtail overconsumption, Rainer and Orlando converged in saying that Basic Income is “like a sense of calm”. It makes sure that people have security and provides a foundation from which people can grow and make better financial and environmental decisions. Paul Clark of Action Réfugiés Montréal posed an important question: How do refugee claimants fit into the Basic Income picture? Again, Orlando highlighted that specific policies can take time to hammer out the exact details and beneficiaries, but both panellists agreed that Basic Income should represent a human right and should not be restricted on the basis of refugee status. As Rainer put it, “Whether you’re a refugee, an immigrant, or a Canadian, if you’re in Canada, there should be a framework to support you with the things you need”.

Much discussion ensued, but a particularly important question came from an audience member towards the end of event: What do we do if this is the first we’re hearing about this and want to get involved? The answer to this question is both diverse and straightforward. As Rainer, Orlando, and Mah pointed out, the points of entry into fighting for a fairer, freer, and better world are multiple. Some involve getting involved in politics, some involve fighting for greener initiatives in your workplace and school, and some involve attending events like this one and learning from your community about their needs and concerns. What unites them all though is the desire and conviction to fix what is broken. As Rainer poses it, “We have the capacity to provide to everyone here. Do we have the political will?”

If you’re reading this and feel like we have that will here in Quebec, we hope that you will contact us and help us work towards instituting a Basic Income in Quebec to do our part to help our people, our families, and our planet.