Poste: Bénévole en chef

Aidez-nous à promouvoir le revenu de base au Québec! Nous recherchons un(e) bénévole qui va nous aider à bâtir le mouvement au Québec. Vous serez accompagné(e) par une équipe avec des compétences en gestion, communication et en financement. Si vous croyez qu’un revenu de base peut changer la structure de la société québécoise, joignez-vous à nous!

Revenu de base Québec est un organisme sans but lucratif avec but de promouvoir le revenu de base (et les autres concepts semblable – dividende de citoyen, revenu minimum garanti, revenu garanti, allocation universelle) au Québec.

Revenu de base Québec recherche une personne pour réaliser la mission de l’organisme et en assurer la direction générale. Les principales tâches seront de coordonner, de participer et d’assurer le suivi de plusieurs dossiers stratégiques, comme par exemple :

  • Créer votre propre revenu de base en augmentant les cotisations des membres de l’organisme;
  • Planifier, organiser, coordonner et superviser les projets et activités courantes de l’organisme;
  • Contribuer au plan de développement stratégique;
  • Établir des ententes avec des organismes;
  • Procéder à la reddition de compte avec les différentes parties prenantes (gouvernements, municipalité, partenaires, conseil d’administration);
  • Répertorier les opportunités de financement externe et rédiger des demandes de financement (projets, fonctionnement) afin d’accroître l’autonomie financière de l’organisme;
  • Mobiliser les militant(e)s du revenu de base et les autres actrices et acteurs dans le milieu.

Qualifications essentielles

  • Excellent français à l’oral et à l’écrit;
  • Diplôme universitaire de 1er cycle avec spécialisation en science politique, économie et domaines connexes en gestion de projet ou dans tout autre domaine lié au poste;
  • Connaissance du fonctionnement d’un OBNL;

Expérience souhaitée

  • Plus de 2 ans d’expérience dans un poste de gestion touchant la responsabilité des ressources humaines, financières et matérielles, préférablement dans le domaine du service communautaire, dans un monde associatif ou philanthropique;
  • Expérience dans la gestion de projet, de la planification à la réalisation;
  • Expérience en communication : site web, rédaction de communiqués de presse, etc.

Capacités

  • Capacité à développer des projets communautaires;
  • Capacité à répondre à des demandes et à rencontrer des échéanciers serrés;
  • Capacité à assurer le respect de politiques et de normes en vigueur;
  • Capacité à communiquer efficacement oralement et par écrit.

Qualités personnelles

  • Rigueur et approche structurée dans la réalisation des livrables et dans les suivis;
  • Autonomie, initiative, leadership et esprit d’équipe;
  • Esprit d’innovation et de synthèse, bon jugement, capacité d’analyse et de décision;
  • Sens politique et habileté en communication;
  • Fait preuve de flexibilité et de capacité à travailler sous pression.

Autres informations

  • Transmettre une copie électronique de votre CV;
  • Fournir une lettre de motivation
    qui démontre que vous répondez aux critères de présélection;
  • info@revenudebase.quebec avec le sujet: Bénévole en chef

Pourquoi les projets pilotes de revenu de base ne fonctionnent pas

Pendant de nombreuses années, les défenseurs du revenu de base ont fait pression pour que des projets pilotes démontrent le pouvoir de donner de l’argent à tous les citoyens. Tous les partisans semblent utiliser le projet de courte durée de Dauphin, au Manitoba, qui eut lieu dans les années 1970, comme un argument en faveur d’autres projets. Ces pressions exercées par les défenseurs du revenu de base ont donné lieu à deux projets pilotes: l’un en Finlande et l’autre en Ontario. Le projet finlandais se terminera selon toute vraisemblance à la fin de 2018. En effet, avec le parti actuellement au pouvoir, qui était dans l’opposition lorsque le projet a été adopté et qui s’y opposait fortement, rien n’indique que le projet sera prolongé. Quant à l’Ontario, le nouveau gouvernement a annoncé son intention de mettre fin à un projet qui vient à peine de commencer. Ces exemples démontrent bien la fragilité politique de ce type d’expérimentation pour le mouvement mondial du revenu de base.

Le but de ces projets était de recueillir des données scientifiques sur les effets du revenu de base et de s’en servir pour convaincre le public, les bureaucrates et les politiciens qu’il s’agissait d’une idée réaliste et logique. Cependant, la sphère publique étant ce qu’elle est, les deux projets n’ont pas donné les résultats escomptés. Il s’agit ici du coeur du problème : si des projets de revenu de base sont lancés par des politiciens, ils seront arrêtés par des situations politiques.

Les deux projets pilotes mis en place partageaient le même défaut : ils visaient tous deux les pauvres. Ils ont été conçus pour démontrer les avantages d’un revenu de base par rapport au système d’aide sociale traditionnel plutôt que de démontrer les avantages d’un revenu de base à davantage de groupes de la société (étudiants, contribuables, personnes âgées, etc.). En limitant les projets aux personnes qui se situent à des niveaux d’aide sociale ou qui s’en approchent, les projets se sont positionnés comme un autre programme d’aide sociale pour les pauvres. Comme dans la plupart des pays, la classe moyenne, qui travaille dur et paie des impôts, a peu de patience pour les assistés sociaux. Cela s’explique en partie par la limitation du revenu disponible et par la nature humaine. Nous avons vu, pays après pays, la réduction de programmes d’aide sociale dans le but d’équilibrer le budget, d’obtenir des votes ou de libérer des fonds pour d’autres programmes. Presque aucun pays au cours des trente dernières années n’a augmenté la taille de ses programmes d’aide sociale. Cela devrait être un (gros) indice pour les défenseurs du revenu de base.

La plupart des contribuables ont une patience limitée pour les gens qui ne travaillent pas (pour de l’argent). Penser autrement est tout simplement idéaliste et ne correspond pas à la population moyenne (votante). Lors d’un récent débat sur le revenu de base à Montréal, au Québec, j’ai demandé à la célèbre spécialiste du revenu de base Evelyn Forget comment, selon elle, devrions-nous payer pour un revenu de base. Selon elle, nous devrions augmenter les impôts des sociétés et des particuliers. Quand j’ai répondu que cela serait difficile dans la situation politique et économique actuelle, elle m’a répondu que c’était la meilleure façon de le faire et que les gens n’auraient qu’à “composer” avec des impôts plus élevés.

Je crois fermement que la façon dont nous finançons un revenu de base est SA caractéristique déterminante. Si vous le financez par les impôts, il sera considéré comme un autre programme d’aide sociale semblable aux programmes existants. C’est là un problème majeur puisque l’idée du revenu de base vise à se différencier des autres programmes. Si nous le finançons de la même manière, soit par le biais de l’impôt et de la redistribution, nous ébranlons l’argument qui rend le revenu de base si attrayant. Le revenu de base est censé briser le moule, joindre la gauche et la droite, simplifier la bureaucratie et donner plus de liberté aux individus pour construire leur vie. Si nous le finançons par le biais des impôts sur les travailleurs, il sera considéré (à juste titre) comme un transfert des travailleurs vers les non-travailleurs.

Par analogie avec la défense du revenu de base, nous pouvons examiner les défenseurs du logement abordable. Les deux groupes de militants estiment que leur proposition respective constitue un droit fondamental et que le logement devrait être facilement accessible. Dans le premier cas, les défenseurs du revenu de base soutiennent que tous les membres d’un pays développé devraient avoir un niveau de revenu minimum qui assure l’essentiel dans la vie. Les défenseurs du logement abordable font valoir que le logement est un droit et non un privilège, et qu’il devrait être abordable pour tous les membres de la société. Je suis d’accord avec les deux, mais la façon dont nous mettons en œuvre l’une ou l’autre est déterminante eu égard à la perception du projet par le grand public.

Par exemple, le niveau de logements abordables dans la plupart des pays occidentaux ont en fait diminué en pourcentage global du marché du logement. Cela est dû au fait que les défenseurs du logement abordable adoptent la même approche que les défenseurs du revenu de base – à savoir que le logement abordable est là pour alléger le stress du logement cher et que le logement abordable devrait surtout profiter aux moins fortunés. En partageant leur sort avec les pauvres, ils limitent gravement la base de leur soutien politique.

Comparons cela à Vienne, en Autriche. À Vienne, environ 50 % du parc de logements appartient à la ville, qui en assure la gestion et l’entretien. La moitié du parc de logements constitue donc un bien public. Les loyers sont remarquablement abordables pour une ville de classe mondiale, ce qui apporte dynamisme et diversité. Cependant, la principale raison pour laquelle cela a été possible (outre la Seconde Guerre mondiale) est que la classe moyenne et la classe économique inférieure avaient un intérêt direct dans le succès de ce logement social. Cette base politique beaucoup plus large assure la poursuite des projets de logements abordables. Le revenu de base doit adopter la même approche et cesser de préconiser des projets pilotes de revenu de base comme substitut à l’aide sociale ou comme outil de réduction de la pauvreté. C’est peut-être le cas, mais nous ne devrions pas plaider en faveur d’un revenu de base de cette façon.

Comparons le succès de ces projets pilotes de revenu de base au Fonds de dividendes de l’Alaska, créé en 1976. Le fonds demeure encore aujourd’hui extrêmement populaire et ne risque pas de disparaître. Pourquoi ? Parce que tout le monde comprend ! Aucun projet pilote n’a été réalisé avant la création du fonds de dividendes de l’Alaska et aucun effet négatif n’est apparu après sa mise en œuvre. S’il y a une voie à suivre pour le revenu de base, c’est la mise en œuvre d’un niveau inférieur de revenu de base, mais qui s’adresse à tous – en particulier aux contribuables qui travaillent dur et qui votent.

Il est temps que les défenseurs du revenu de base changent leur fusil d’épaule et modifient leur stratégie pour convaincre la personne moyenne de voter en faveur de cette mesure. Il peut s’agir d’un parti politique distinct (pour un autre poste) ou d’un partisan clair du revenu de base, comme Andrew Yang aux États-Unis, qui a placé le revenu de base au centre de sa campagne présidentielle. Quelle que soit la façon dont vous voyez les choses, tentez de faire en sorte que le revenu de base devienne une réalité en remplaçant ou en complétant les prestations d’aide sociale est une idée vouée à l’échec. Mettez la classe moyenne de votre côté et vous gagnerez la guerre, sinon faites-le à vos propres risques et périls.

Summary Asian Women for Equality October 17th Event on Basic Income

On October 17th, McGill’s Asian Women for Equality hosted the 2nd Public Conversation about Guaranteed Livable Income and Sustainability in Montreal. The even was a panel discussion on the role of Guaranteed Income in shaping a sustainable future. The panel featured Rob Rainer of Basic Income Canada Network and Cathy Orlando, the founder of the first chapter of Citizens Climate Lobby in Canada. Community respondents from Climate Justice Montreal, the Sustainability Research Symposium, and Action Réfugiés Montréal were also present to ask questions and guide discussion for the dozens of interested citizens who came to learn more about Guaranteed Income and sustainability.

Sarah Mah, the chief organizer of the event and spokesperson for Asian Women for Equality, kicked the event off by reminding the audience of the relevance of this topic. Speaking less than two weeks after the UN Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) released their landmark report, Mah commented on the urgency we face to find viable options to curtail climate change, lest we face ecological catastrophe. As she explained, poorer countries are facing growing climate issues and do not have the resources to properly deal with it. Similarly, the link between poverty, identity, and climate has become evident: poor women are more severely impacted by climate change than any other group, with 75% more women than men dying in environmental issues on average.

Fortunately, not all hope is lost – a point Rob Rainer, the first panel speaker, emphasized in his presentation. He hammered home that if we want real change, it requires more than a few fleeting commitments; it requires a paradigm shift. That is, we need a change that dramatically affects our social, economic, and ecologic relationship with the world around us. That change is a Guaranteed Income for all. Rainer went on to show that despite Guaranteed Income representing a total shift in the way we function, it is more feasible today than ever before. Citing our Canada Child Benefit plan and our national pension, Rainer effectively argued that we already have a Guaranteed Income for children and older adults – so why not the rest? As he put it, “never believe we can’t afford a basic income […] especially in a big rich country like this”. With this basic income, people would have more resources and time to make greener choices and engage in their community. Some examples of ways a Basic Income might empower citizens is by promoting urban farming, participation in local food economies, wildlife monitoring, plastic cleaning, and citizen engagement in broader environmental policy. All of these things are necessary if we want to improve our planet’s condition. The challenge however, as Rainer says, is that “it’s difficult to do [any of this] when you’re struggling”. A Guaranteed Income would alleviate this struggle and give people greater opportunity to engage with their community and environment.

The second panel speaker, Cathy Orlando, echoed many of Rainer’s points, but importantly showed that the effect of Guaranteed Income on the environment can go further than just promoting individual action. That is, Guaranteed Income could be (in part) funded by a carbon fee and dividend policy. In this way, Guaranteed Income would not only bolster environmental action after people receive the money, as Rainer explained, but could be funded in a way that incentivises people to reduce their carbon footprint from the get-go. But what is a carbon fee and dividend policy? As Orlando explained, a carbon fee and dividend policy “puts an incrementally increasing fee on carbon pollution and gives all the money back to people in a cheque, regardless of income, regardless of carbon footprint”. Put in this way, Orlando outlines four advantageous feature to the policy, beyond the obvious reduction in emissions. First, it helps families by putting money directly in their pocket. Second, it is non-partisan, representing a net advantage to people on both sides of the political spectrum. Third, it supports innovative market solutions to problems, by incentivising businesses to produce products that reduce consumer emissions, thus saving them money, and making the business more competitive and profitable in the long-run. Last, it has the capacity to “ramp-up” in a predictable and incremental way, making it healthy for a growing economy and fluctuating market. Through her work as the International and Canadian Outreach Manager for the Citizens Climate Lobby, Orlando has worked with hundreds of citizens to push for a version of this bill in parliament that will charge $150/ton of carbon by 2030. While she seemed very optimistic that the bill would pass, she urged listeners to get involved. “These things take time, but we don’t have time in this climate crisis […] We have to make sure we don’t lose this”.

After the panel speeches, community respondents and members of the audience had the opportunity to pose questions to the panellists. In response to Vincent Duhamel’s of Climate Justice Montreal question on the exact calculations and criteria for a Basic Income, Orlando highlighted that these policy changes can take a long time to be decided. The best we can do as citizens, she argued, is to contact our representatives and make our demands heard in hopes of shaping the direction the policy will take. Many of the other questions followed suit, digging into the specifics of a Guaranteed Income and its effects on different groups of people. In response to our question on how a Basic Income would help curtail overconsumption, Rainer and Orlando converged in saying that Basic Income is “like a sense of calm”. It makes sure that people have security and provides a foundation from which people can grow and make better financial and environmental decisions. Paul Clark of Action Réfugiés Montréal posed an important question: How do refugee claimants fit into the Basic Income picture? Again, Orlando highlighted that specific policies can take time to hammer out the exact details and beneficiaries, but both panellists agreed that Basic Income should represent a human right and should not be restricted on the basis of refugee status. As Rainer put it, “Whether you’re a refugee, an immigrant, or a Canadian, if you’re in Canada, there should be a framework to support you with the things you need”.

Much discussion ensued, but a particularly important question came from an audience member towards the end of event: What do we do if this is the first we’re hearing about this and want to get involved? The answer to this question is both diverse and straightforward. As Rainer, Orlando, and Mah pointed out, the points of entry into fighting for a fairer, freer, and better world are multiple. Some involve getting involved in politics, some involve fighting for greener initiatives in your workplace and school, and some involve attending events like this one and learning from your community about their needs and concerns. What unites them all though is the desire and conviction to fix what is broken. As Rainer poses it, “We have the capacity to provide to everyone here. Do we have the political will?”

If you’re reading this and feel like we have that will here in Quebec, we hope that you will contact us and help us work towards instituting a Basic Income in Quebec to do our part to help our people, our families, and our planet.